Mohamed Salah fait toujours rêver les tifosi de l’AS Roma. L’attaquant égyptien, qui a marqué l’histoire du club entre 2015 et 2017, cristallise les fantasmes d’un retour triomphal dans la Ville éternelle. Selon la Gazzetta dello Sport, des contacts préliminaires auraient même été établis pour explorer cette piste. Mais derrière l’émotion et la nostalgie se cache une réalité économique implacable. Voici trois raisons qui condamnent ce transfert avant même qu’il ne commence.
#1 Un gouffre financier insurmontable
Le premier obstacle est de taille : l’AS Roma ne peut tout simplement pas se permettre Mohamed Salah. L’Égyptien perçoit actuellement environ 12 millions d’euros par saison à Liverpool, un montant déjà considérable pour les finances romaines. Mais le véritable problème réside ailleurs : les offres saoudiennes qui dépassent largement cette somme et qui font de toute proposition européenne une plaisanterie sur le plan salarial.
La Roma, malgré ses ambitions, évolue dans une réalité financière bien différente de celle des géants européens ou des pétromonarchies du Golfe. Le club italien ne peut rivaliser avec les moyens de Liverpool, encore moins avec ceux des clubs de Saudi Pro League qui peuvent multiplier par trois ou quatre les émoluments du joueur. Dans ce contexte, même la passion et l’histoire commune ne suffisent pas à combler un écart aussi vertigineux.
#2 La concurrence saoudienne écrase tout
Mohamed Salah se trouve à un carrefour de sa carrière. À 32 ans, l’attaquant doit arbitrer entre deux chemins radicalement opposés : poursuivre au plus haut niveau européen ou accepter un contrat pharaonique au Moyen-Orient. Les clubs saoudiens ont fait du recrutement de stars mondiales leur priorité et disposent de moyens financiers illimités pour parvenir à leurs fins.
Cette concurrence saoudienne transforme le marché des transferts en un rapport de force inégal. Là où la Roma peut proposer du prestige, de l’affection et un projet sportif, l’Arabie saoudite offre une sécurité financière pour plusieurs générations. Face à des propositions estimées à plusieurs dizaines de millions d’euros sur deux ou trois saisons, le club italien part avec un handicap rédhibitoire. Le sentiment ne pèse pas lourd face à de tels montants.
#3 Liverpool garde la main sur son destin
Dernier élément qui complique sérieusement l’équation : Liverpool n’a aucune raison de brader sa star. Même si les Reds suivent attentivement l’évolution de la situation et se préparent à une éventuelle reconstruction offensive, le club anglais reste en position de force. Salah demeure l’un des joueurs les plus influents de Premier League et un atout marketing considérable.
Pour qu’un transfert vers la Roma se concrétise, il faudrait que Liverpool accepte de négocier à un prix raisonnable pour les Italiens. Un scénario hautement improbable. Le club anglais exigera une indemnité conséquente pour laisser partir son joyau, une somme que la Roma ne pourra tout simplement pas débourser. Entre les exigences de Liverpool, les attentes salariales de Salah et les offres concurrentes, l’AS Roma se retrouve dans une impasse totale.
Un rêve condamné par le réalisme
Mohamed Salah garde un lien affectif fort avec l’AS Roma, où il a explosé sur la scène européenne avant son transfert à Liverpool. Ce passé commun nourrit l’espoir des supporters, qui s’accrochent à l’idée d’un retour romantique. Mais le football moderne obéit à des lois économiques qui laissent peu de place au sentimentalisme.
L’attaquant égyptien doit désormais trancher entre ambition sportive et sécurité financière. Quelle que soit sa décision finale, elle sera dictée par des considérations bien éloignées du Stadio Olimpico. La Roma peut toujours rêver, mais ce rêve restera probablement ce qu’il est : une belle histoire qui n’aura jamais de suite.
