Le gardien camerounais, jadis évalué à plus de 50 millions d’euros, voit sa cote s’effondrer dramatiquement depuis son arrivée en Turquie. Analyse des trois facteurs clés de cette chute spectaculaire.
Acheté à plus de 50 millions d’euros il y a moins de 3 ans, André Onana est désormais évalué à 10 millions d’euros sur Transfermarkt. Une dégringolade qui fait du bruit dans le monde du football et soulève de nombreuses questions sur l’évolution de la carrière du portier international camerounais.
Depuis son départ pour la Turquie, la valeur marchande du gardien camerounais ne cesse de chuter au fil des mois. Évalué à 35 millions d’euros lors de son arrivée à Trabzonspor, sa côte a subi plusieurs baisses successives : 25 millions d’euros en octobre, 15 millions d’euros en décembre, 12 millions d’euros en mars 2026, et désormais 10 millions d’euros en ce mois de mai.
#1 Le choix risqué du championnat turc
La première raison de cette dévaluation spectaculaire réside dans le choix de destination du portier. En optant pour Trabzonspor et le championnat turc, Onana a quitté les radars des grands championnats européens. La Super Lig turque, bien qu’en progression, reste considérée comme un championnat de second rang par rapport aux « Big Five » européens. Cette exposition médiatique réduite et le niveau de compétition jugé inférieur impactent directement les évaluations de Transfermarkt, qui privilégient les joueurs évoluant dans les ligues les plus prestigieuses.
#2 Des performances en demi-teinte
Au-delà du championnat choisi, les prestations d’Onana à Trabzonspor n’ont visiblement pas convaincu les observateurs. Pour maintenir ou faire augmenter sa valeur marchande, le gardien camerounais aurait dû s’imposer comme un leader incontesté et réaliser des performances exceptionnelles. La succession rapide des baisses d’évaluation (cinq ajustements à la baisse en sept mois) suggère que ses prestations n’ont pas répondu aux attentes, fragilisant ainsi sa cote sur le marché des transferts.
#3 L’âge et la concurrence africaine
À 30 ans passés, Onana entre dans une phase de sa carrière où la valeur marchande des gardiens tend naturellement à diminuer. Les clubs investissent de préférence sur des portiers plus jeunes, offrant un potentiel de revente supérieur. Cette réalité du marché explique en partie pourquoi il partage désormais la place de gardien africain le plus cher avec le Nigérian Maduka Okoye, âgé de seulement 26 ans. Sur le plan national, Onana pointe désormais à la 9e place des footballeurs camerounais les plus chers, loin derrière Bryan Mbeumo qui domine le classement avec une évaluation de 80 millions d’euros.
Une chute qui interpelle
Perdre 40 millions d’euros de valeur en moins de trois ans constitue un cas d’école dans le football moderne. Pour André Onana, la priorité sera désormais de stabiliser sa situation sportive et, pourquoi pas, de rebondir lors d’un prochain mercato vers un championnat plus exposé, seule solution réaliste pour espérer inverser cette tendance baissière.
